D'un atelier de décor à une table du soir
Trois ans de dossier, dix-huit mois de chantier, et le refus de démonter un four que tout le monde nous conseillait de casser.
Ce que l'atelier a laissé

L'atelier travaillait pour trois manufactures : filets d'or, décors floraux, marquage de fonds. Le cahier de commandes, retrouvé dans un pupitre, s'arrête net au mois de mars 1998.
Le four à moufle est classé au titre du patrimoine industriel de la ville. Nous ne pouvions donc ni le déplacer ni le couvrir : il fallait construire la salle autour, et c'est ce qui lui donne sa forme.
La cuisine occupe l'ancien local de broyage des couleurs, côté cour. C'est la seule partie neuve : tout le reste a été nettoyé, consolidé et laissé tel quel.
- Cinquante-deux couverts
- La capacité de la salle, en deux services.
- Huit tapis
- L'ancien magasin de blancs, derrière le four.
- Cinq personnes
- L'équipe complète, cuisine et salle comprises.
Trois choses auxquelles nous tenons
Le jeu reste un jeu : ni mise, ni gain, ni classement à défendre le lendemain.
Ce qui vient de l'atelier reste dans la maison : four, pupitres, casiers et cahiers.
Personne ne repart au volant après une longue soirée sans qu'un taxi ait été proposé.
Deux questions sur la maison
- Le four fonctionne-t-il encore ?
- Non, il est éteint depuis 1998 et le restera : sa remise en service supposerait un conduit qui n'existe plus.
- Peut-on visiter l'arrière de l'atelier ?
- Le magasin de blancs est devenu le salon, il se traverse librement. Le reste, cour et réserves, n'est pas ouvert au public.